For all...

Ombre

le 22/06/2008 à 11h45
Encre de chine.

Divers 2

le 19/06/2008 à 13h48
Jeu : essayez de comprendre...

Divers

le 19/06/2008 à 13h33
Divers dessin retrouvé dans mes cahiers, plus ou moins vieux, ainsi que mes conversations avec Elegia Gonzales, plus connu sous le nom de Comtesse Slytherin Yuyake Evara Hargreaves de Chenonceau, durant le cours dont le nom est lisible, contrairement au reste...

Trichelieu ??

le 09/06/2008 à 21h03

Bon, je ne le voyais pas du tout du tout comme ça mais après tout, pourquoi pas...


Voilà donc, celui que vous attendiez tous, complété puisqu'il lui manquait quand même une bonne moitié, je ne dirai laquelle...


^^


 


PS : A voir pour une mise en couleur...si j'ai le courage et le temps...

Ballade de celui qui chanta dans les supplices

 

- "Et s'il était à refaire
Je referais ce chemin..."
Une voix monte des fers
Et parle des lendemains.

 

On dit que dans sa cellule,
Deux hommes, cette nuit-là,
Lui murmuraient : "Capitule
De cette vie es-tu las ?

 

Tu peux vivre, tu peux vivre
Tu peux vivre comme nous !
Dis le mot qui te délivre
Et tu peux vivre à genoux..."

 

- "Et s'il était à refaire,
Je referais ce chemin..."
La voix qui monte des fers
Parle pour les lendemains.

 

"Rien qu'un mot, la porte cède,
S'ouvre et tu sors ! Rien qu'un mot :
Le bourreau se dépossède...
Sésame ! Finis tes maux !

 

Rien qu'un mot, rien qu'un mensonge
Pour transformer ton destin...
Songe, songe, songe, songe,
A la douceur des matins !"

 

- "Et si c'était à refaire,
Je referais ce chemin..."
La voix qui monte des fers
Parle aux hommes de demain.

 

"J'ai dit tout ce qu'on peut dire :
L'exemple du Roi Henri...
Un cheval pour mon empire...
Une messe pour Paris...

 

Rien à faire." Alors qu'ils partent !
Sur lui retombe son sang !
C'était son unique carte :
Périsse cet innocent !

 

Et si c'était à refaire
Referait-il ce chemin ?
La voix qui monte des fers
Dit : "Je le ferai demain.

 

Je meurs et France demeure
Mon amour et mon refus.
Ô mes amis, si je meure,
Vous saurez pourquoi ce fut !"

 

Ils sont venus pour le prendre.
Ils parlent en allemand.
L'un traduit : "Veux-tu te rendre ?"
Il répète calmement :

 

- "Et si c'était à refaire
Je referais ce chemin,
Sous vos coups, chargé de fers,
Que chantent les lendemains !"

 

Il chantait, lui, sous les balles,
Des mots : "... sanglant est levé..."
D'une seconde rafale,
Il a fallu l'achever.

 

Une autre chanson française
A ses lèvres est montée,
Finissant la Marseillaise
Pour toute l'humanité !

 

 

Louis Aragon

 

 

Parce que j'adore Louis Aragon et que ce poème est trop beau. Pour M@d.

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